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Vendredi 28 avril 2006

Les émotions de l’aire d’autoroute passées, la nuit à Bourges et le restaurant dont la serveuse s’appelait Suzanne passés, nous sommes allées à Paris.

Après avoir lâchement abandonnée la hyène mère à Boulogne Billancourt, j’ai sauté dans le premier métro que je trouvais en direction de Rodolphe. Dans la station, alors que je zieuttais calmement les cours de LSF de Céline, une petite dame me demanda de l’aider dans sa quête effrénée de la destination. Coup de bol pour elle, nous allions au même endroit. J’ai donc accompagné cette dame jusqu’à ce que nous retrouvions la lumière extérieure :

« On sent que vous êtes une habituée du métro parisien mademoiselle » J’ai pas osé lui dire que c’était la première fois que je circulais en métro dans cette ville… Elle aurait été capable de nous faire une crise d’angoisse à effet rétroactif.

C’est alors que j’ai rencontré en chaire et en os Rodolphe (pfiou qu’il est grand le monsieur… craquant aussi… mais passons…) ET son ami Narnodel. Je ne m’y attendais pas du tout et ce fut une très bonne surprise. Je suis bien contente de l’avoir rencontré lui aussi. Après une petite marche dans le quartier, nous nous sommes posés boire un coup et papoter… tout l’après midi. Ce fut fort agréable… Dommage que Paris soit loin, j’aurais bien récidivé un de ces quatre…

Puis le soir se faisant sentir, j’ai rejoints la hyène mère et un ami qui a pris en main notre soirée. Première étape, un bar dit « jet set » : le Kong dont j’aimerais rencontrer un jour le décorateur (malformation estudiantine oblige) pour lui passer un savon. Ce n’est pas parce qu’on est riche et célèbre qu’on peut se permettre la boucherie qu’est cette décoration ! Bordel, c’est quoi cette moquette au motif bien trop répétitif qui étouffe le reste ? Ces toilettes en placoplâtre digne d’un vestiaire provisoire dans un chantier ouvrier ? Et cette vitrine orange superbe mais avec des bougies et des CD à vendre, là c’est grotesque ! Ce lieu pourrait être superbe s’il n’y avait pas ces trucs choquant qui gâchent tout. Enfin bon, lui a le nom qui va bien, moi je ne suis qu’une gamine qui n’y connaît rien hein… N’empêche que j’ai trouvé ça décevant. Par contre j’ai craqué devant les figurines Hello Kitty derrière le bar…

Puis à 23h, nous sommes partis à la recherche d’un restaurant dont nous n’avions plus l’adresse, suivant les explications des passants confondant la droite et la gauche pour finalement entendre : désolée mais nous n’assurons plus le service à cette heure. Face à notre regard cocker, ils ont finalement cédé et nous sommes partis à passé 2h du matin. Les pauvres, on a été cruel là quand même…

L’estomac plein, la tête pleine de souvenirs mais hyper inquiète à cause d’une flaque sous le frein fraîchement réparé (ouf, la tache n’était pas de nous finalement) l’ami rentré chez lui, nous avons repris la route, direction l’alsace…

 

On s’était dit : « A mi-route, on s’arrête au premier Formule 1 qu’on trouve » Ce fut Vesoul… On a voulu voir Vesoul, on a été voir Vesoul… On a voulu dormir à Vesoul à 4h du matin, le gérant du Formule 1 ne l’a pas voulu… Selon Bartholby (mon cousin qui bosse pour le groupe hôtelier) le type n’avait pas le droit de nous refuser la chambre… Enfin bon. A 6h du matin, vraiment claquées, nous avons donc décidé de dormir dans la voiture. C’est franchement pas confortable les coupés sport ! Et alors le pipi nature alors que le jour se lève, c’est l’enfer… Mais après le coup du jean à Millau, je n’avais plus peur de rien.

Nous avons dormi jusque 10h et on aurait bien traîné encore un peu si les automobilistes ne ralentissaient pas pour voir qui dormait dans la voiture… Alors nous nous sommes remises en route, direction Buzycity.

 

Et moi je dis ouaou ! Bon c’est un peu la campagne perdue, mais pas mal du tout son village assez traditionnel. Bizarre son chat, super bon son gâteau en forme de petit beurre, appart tout mignon et hiiiiii ça m’a fait super plaisir de te rendre visite, copine !!! Va falloir qu’on se revoie plus souvent. C’est pas sain une telle distance ^^ T’as quelques jours de libres cet été ?

Mercredi 26 avril 2006

Mercredi matin, nous avons du nous rendre à l’évidence : nous n’avions plus le temps de faire Quimper pour ensuite aller à Paris, Mulhouse et Metz. (oui on adore traverser le pays en long en large et en travers) Et puis quand on a su que l’autoroute de l’Ouest allait nous coûter 150€, ça nous a pas mal consolées… Alors direction la méridienne, le pont de Millau (bah franchement je le trouve bof moi) et son aire d’autoroute !

Oh elle n’a rien de bien particulier cette aire d’autoroute, mise à part qu’elle est bondée et que je m’y suis pas mal ridiculisée… J’avais bien remarqué que j’avais un problème de fringues en montant dans la voiture. Mais rien ne m’avait sauté aux yeux. Alors j’étais passée à autre chose, Thomas Fersen à fond, carte de France sur les genoux à la recherche de la prochaine étape. C’est sur cette fameuse aire de Millau, en sortant de la voiture en direction d’une poubelle, que je compris… Enfin non. Que la hyène mère découvrit…

« Suzy reviens ! Cherche pas, reviens ! Non te retourne pas ! En marche arrière ! »

Alors comment décrire…

Paix à son âme…

 

L’après midi, au lieu de se faire une halte miam, nous nous sommes faites une halte musée de la sorcellerie dans le Berry. Bon, ça fait très bricolage hein, c’est petit budget, genre une famille qui crée un musée dans le corps de ferme de leur propriété pour pouvoir garder leur maison… Et je trouve l’idée très judicieuse.

Nous avons donc pu réviser nos classiques. La chasse aux sorcières, le marais hanté, la Baba Yaga, les poupées vaudou, les plantes magiques… En plus avec mes cheveux décoiffés par le vent, je faisais très couleur locale.

Mardi 25 avril 2006

Après la côte d’azur, je dois reconnaître que les vacances ont été une course contre la montre.









Après avoir passé la nuit de lundi/mardi à Montpellier et fait un peu de tourisme auto dans les alentours (tourisme auto = voiture décapotable, musique à fond, on se balade sans trop savoir où on va), nous sommes parties pour Béziers où je suis allée boire un verre avec Daniel. Et là j’ai un scoop, un vrai : la chemise orange est REELLE ! Vivivi je vous assure ! Et puis c’est incroyable la vitesse à laquelle il vous fait un dessin. Quand je pense qu’il me faut une heure pour dessiner Sparky… Halala, je devrais en rester à l’écriture moi. Ceci dit, ce fut une rencontre bien sympa… C’est vraiment amusant de découvrir l’être réel qui œuvre derrière un blog. Même si je n'ai toujours pas ma bellule ^^


Puis nous avons fait un peu de tourisme auto jusqu’à Palavas les flots où j’ai rencontré de drôles de vaches…



La nature réserve parfois bien des surprises…

Samedi 22 avril 2006

Ha la côte d’usure… Ha Hyères… Ha les plaquettes de freins qui nous lâchent… P***** de b***** de m**** pas de pièce avant lundi ! OSCOUUUUUR !

S’il y avait bien une escale où je ne voulais pas m’éterniser, c’était bien celle-ci. Je n’aime pas Hyères. Je ne vois vraiment pas ce que les gens trouvent à cette ville ultra touristique, même pas artistique. Mais bon, la godiche mobile étant malade, nous n’avions pas vraiment le choix… Alors que dire de ces 3 jours ?

 

Jeudi soir en arrivant tant bien que mal, j’ai été franchement choquée par une maison. Petite maison typique et craquante, dans un cadre vraiment chouette, mais avec 2 grosses paraboles blanches sur le mur ! C’est pourtant simple de mettre une parabole au sol, discrète et invisible. Ne me dites pas que c’est impossible, j’ai testé et ça va très bien. Alors si moi j’ai su le faire, un varois devrait en être capable, non ?


 

Enfin bon, comme dirait notre amie Mimi, c’est la région des bacs à plantes en terre cuite et ils mettent des bacs en plastiques à leurs fenêtres… Alors faut pas trop leur en demander… Et puis quand on voit ce qu’ils écrivent sur leurs voitures, ça cerne vite les personnages.


 

 

Vendredi matin, j’ai fait mon dahu. Vous connaissez tous l’histoire du dahu ? Cet étrange animal des montagnes avec les pattes plus courtes d’un côté que de l’autre, ce qui l’oblige à marcher dans un sens uniquement. S’il se retourne, il perd l’équilibre et se casse la figure… Bah moi c’est presque ça. Les tendons de mes chevilles sont trop longs et particulièrement fragile côté droit. En fonction de la pente du trottoir, si je plie la cheville vers l’intérieur elle se paralyse. Franchement pas pratique. Surtout que ça fait mal c’est dingue ! Et à Hyères, il faut croire que les trottoirs sont amovibles et qu’ils se sont passés le mot, je n’ai jamais pu me trouver un trottoir dans le bon sens, si bien que j’ai souvent du marcher à reculons pour apaiser cette ruine qui me sert de cheville droite. Bref… Ca m’apprendra à avoir forcé dessus.

L’après-midi, nous nous sommes trouvées un hôtel à l’est de la ville, dans un patelin du nom de La Londe Les Maures… Cadre coquet, calme, vide… parfait pour se faire un week-end ermite asocial. Enfin… c’est ce qu’on pensait. Sur le parking, pendant que nous remettions le toit de la godiche mobile (vive les modèles Targa !) nous avons rencontré une jeune femme et le sosie de Patrick Bosso (visage, sourire… mais surtout le rire !) qui nous ont tout de suite adoptées. Peut être parce qu’en leur réservant leur chambre en même temps que la notre on leur a épargné 3 heures d’attente sur le parking… Même que Patrick Bosso nous a engueulées parce qu’on ne lui a pas demandé de réparer notre voiture… Mais bon, les pièces étaient commandées chez un charmant garagiste amoureux de notre godiche mobile, nous étions vouées à attendre lundi.

En début de soirée, nous avons cherché la mer… La vache ! Pas évident de trouver la plage là bas ! Allez sur la côte d’Opale, vous marchez vers l’ouest (ou dans le sens de la descente pour les inexpérimentés de la boussole) et hop, vous avez les galets, le sable, les coquillages, la mer et ce putain de crabe qui vous pince le pied. Sur la côte d’azur en revanche, vous montez une colline, vous zigzaguez comme des malades, vous payez 7€ de parking et après 2 kilomètres à pied sur des graviers dégueux, vous arrivez enfin à 3m² de sable fin qui se coince entre vos orteils… Là franchement, ça la fou moche !

Samedi en vrac, j’ai trouvé une bellule, grandeur nature en bois ! J’ai pas pu résister, je l’ai photographié…


Nous avons testé le restaurant près de l’hôtel, le serveur était des plus débutants, complètement paumé et timide (ça le rendait rigolo en fin de compte) mais les assiettes elles, elles étaient loin d’être débutantes ! J’ai cru que j’allais exploser… dès l’entrée… Et alors quand le chef nous a sorti tout honteux à la fin du repas : « j’ai réduit les tailles des assiettes car on n’est pas encore en saison, j’espère que ça a été quand même » j’ai cru que j’allais m’évanouir… Ce type voulait notre mort… j’en suis sure !

Pour digérer… enfin, pour essayer de digérer, nous sommes allées dans un jardin d’oiseaux tropicaux, juste histoire de se marrer un peu devant les becs des calaos (on a l’impression qu’ils ont un bec de secours sur le crâne… Là bas on est tombée sur une dame « je me la pète avec ma science » qui saoulait son gamin et son mari avec ses explications soporifiques, alors encore une fois, la hyène mère et moi… bah on s’est moqué… C’est mal hein ?

Dimanche… Et bien dimanche nous avons fait les touristes ! Nous avons pris notre godiche malade mobile, nous avons payé 7€ de parking et avons passé la journée sur la plage de l’Estagnol. Le restaurant était fort sympathique, même si un vieux à côté de nous était franchement détestable et malhonnête quelque chose de bien… Peut être pour ça que les serveurs nous ont chouchoutées ma mère et moi… A côté de ce croûton, on avait l’air d’être des amours. Ca prouve bien qu’ils ne nous connaissent pas… Mais bon.










 

Après le déjeuner, nous avons visité les alentours, petits chemins pédestres en chaussures pas du tout adéquates, j’adore griller la priorité à des randonneurs avec mes petites tennis pépètes… Ah ça les vexe, c’est fou ! Serait-ce d’un naturel frustré un randonneur officiel en chaussures de marche ?

Puis nous sommes rentrées faire un gros dodo en attendant la libération le lendemain midi… Et le lendemain midi : Houraaaaaa c’est la bonne pièce ! Houraaaaa la voiture est guérie !







Houraaaaa me suis niqué le brushing en décapotable entre Hyères et Montpellier…

Jeudi 20 avril 2006

Ca devrait être illégal un lit comme ça, aussi confortable ! Déjà que je suis du genre marmotte léthargique quand il s’agit de se lever le matin, mais alors là, dans un lit pareil, c’est limite du masochisme que de se lever ! Ce matin là, j’aurais bien fait ma super marmotte flémarde tiens… Mais bon. Le sud nous attendait, la côte d’usure… Alors après un petit déjeuner (c’est vachement bon les sacristains avec des pépites de chocolat !!!! Je ne connaissais pas…) nous avons repris la godiche mobile et nous sommes parties. Dommage… Je m’y plaisais bien dans ce coin.








Mercredi 19 avril 2006

Et je ne vous ai pas encore parlé de la rocade ! Il le faut, c’est un incontournable… Oui parce que le grenoblois n’a pas de périphérique, non non non… Le grenoblois a une « rocade ». Là on se dit : « Qu’à cela ne tienne… Prériph’, rocade, même combat ! C’est circulaire… » Et bien non ! Que nenni ! La « rocade » du grenoblois est en forme de Y !

Là, Stephan vous expliquerait que la forme en Y est due aux montagnes et à la vallée que celles-ci forment… Enfin bon. Je ne saurais vous l’expliquer aussi bien que lui. Et puis il vous raconte ça avec tellement d’entrain, le regard aussi brillant que celui d’un petit garçon devant la figurine de Buzz l’éclair qui dit : « Vers l’infini et au-delà ! » (ouais, je sais, je suis une experte en jouets… On tient tous quelque chose de son parrain) que non, je ne peux retranscrire à l’écrit toute cette passion, cet amour, que dis-je… Cette magie qu’est l’explication de la « rocade »…

 

Au fait, petit message au concerné : « Dis monsieur, tu me dessines une Bellule ? »

 

Pour le paragraphe qui va suivre, je tiens à vous avertir que je passe en mode : Petite hypocrite.



[Mode hypocrite : On]

En ce qui concerne la montagne, le lac, l’eau fraiche… Mouais… Pas trop mal… Ca peut aller… Non non, ne remontez pas jusqu’à la bannière de ce blog, vous êtes bien sur Monoblog… C’est bien moi, Suzy « ah non pas la montagne ! » Bellule qui ne hurle pas qu’il faut raser les massifs montagneux. Mais faut dire que nous n’étions pas dans une station de sports d’hiver et tant qu’on me tient à l’écart de skis, les vacances à la montagne… c’est… supportable. Les arbres, le chant des pioupiou, l’odeur des plantes (pas seulement celles qui se fument) l’absence de circulation… Mouais, pas trop mal…

[Mode hypocrite : Off]

 

Bon ok, je le reconnais, c’était super ! En bonne compagnie en plus, ça change tout…


 

Après une après-midi au bord d’un lac à discuter des sifflets de Gaston Lagaffe (ceux qui attirent les gendarmes et les taupes) avec un étrange monsieur venu de nulle part, en marcel et bermudas, nous avons passé la soirée chez un ami de notre hôte, dans un village tout paumé dans la montagne, à régler son compte à un jeune poulet innocent qui n’avait jamais rien fait de mal de sa vie, mais avec qui nous étions un peu en grippe (aviaire ?), tout en fumant quelques bières…

 

Alors là, oui, je vous dois quelques explications. Comment fumer une bière ?

Prendre dans une main une bière, dans l’autre un joint. Alterner bière et pétard de façon totalement désordonnée, non pas jusqu’à ce que mort s’en suive, mais tout simplement jusqu’à ce que vous ne sachiez plus qui se fume et qui se boit. Voilà, vous fumez votre bière…

 

Puis à l’heure du dodo de Ben, nous sommes allés faire un tour à la Mûre, tujurs (désolée, c’était instinctif) dans un bar tenu par une blonde qui fait peur et son cocker, avant de rejoindre à notre tour notre dodo, au calme d’une nuit en pleine nature, sans les bruits de circulation, sans l’éclairage orange de la ville, à se demander si on a les yeux ouverts ou fermés, si on dort ou si on est encore éveillé… Etrange sensation d’ailleurs, assez troublant au début mais dans le fond assez agréable…

Mardi 18 avril 2006

Lyon ne nous a pas des masses inspirées. Nous n’en avons donc visité que le périph puis nous sommes reparties aussi sec, direction Grenoble.

 

Grenoble… Haaa, Grenoble… Comment vous dire… Euh… Ah oui je sais : L’APOCALYPSE ! Milla Jovovich n’a qu’à bien se tenir avec ses zombies… J’ai trouvé pire ! Bien pire : L’automobiliste grenoblois ! Ah il est super souriant et aimable hein, ça on ne peut pas faire de reproche… Mais disons que le code de la route et lui bah… Z’ont pas du se croiser souvent. A l’inverse de la côte Atlantique (Charente, Vendée, Loire Atlantique) où ils le respectent scrupuleusement…

Pour en revenir à mon automobiliste grenoblois, c’est simple : par inattention (sisi) nous avons grillé euh… 3 feux et visiblement, ça ne choquait personne. Même qu’ils faisaient pareil ! Les priorités à droites n’existent pas, personne n’est dans la bonne voie pour tourner, le feu orange n’est qu’une bonne blague… Bref, le foutoir ! Bon, je dois reconnaître qu’ils ont des circonstances atténuantes. Tout le centre ville est en travaux et beaucoup de rues sont inaccessibles.

C’est alors que, dans le chahut et le bordel, l’air de rien, dame GPS (oui c’est une dame… Même qu’à sa voix, je dirais que c’est une sacrée suc****) s’est sentie pousser des ailes et s’est bornée à vouloir nous faire prendre une rue en sens interdit ! Ce fut LA révélation des vacances : Djéppeusse (c’est son prénom) est grenobloise !

 

Au bout d’un long moment à lutter contre cette injustice qu’est le monde automobile à Grenoble, nous avons fini par nous éloigner afin de trouver un hôtel. A croire que l’intuition féminine existe bien, nous avions bien fait d’être prévoyante car le premier hôtel affichait déjà complet. Nous avons donc du retraverser la ville par cette putain de « rocade » pour rejoindre l’autre hôtel en croisant les doigts pour qu’il puisse nous accueillir. Et là, non. Pas de place. Il avait été réquisitionné par l’université voisine et était bondé d’étudiants, tous de type mâle et très en forme. Heureusement pour nous, un certain Cyril avait foiré ses examens (dommage pour lui) et ne revenait pas. Nous avons donc pu poser nos sacs là et passer une soirée assez délirante à croiser des hommes nus sortant des douches communes, à sentir des effluves de pétards (la qualité du joint au 1er était bien plus agréable que celle au rez-de-chaussée) à croiser quelques bières… Mais le top : Sur le parking, en allant chercher Albert (et oui, il était là aussi) j’ai croisé un gars qui révisait sur les tables extérieures, face aux montagnes… EN PYJAMA ! Je peux vous assurer que c’est assez troublant quand on ne s’y attend pas…

 

Une odeur de joint, des plaisanteries douteuses à tour de bras devant la machine à café, un type à moitié nu qui me raconte la fiesta de la semaine passée dans ma chambre… Y’a des jours comme ça, je me dis que la vie est bien rigolote…

Mardi 18 avril 2006

Pour vous prouver que Dijon est une ville incroyable, sachez que moi, Suzy « j’ai un mal de chien à me lever » Bellule, j’étais debout dès l’aube et avec le sourire ! Sans drogue ni subterfuge ! Quant à la Hyène mère, elle a payé, sûrement pour la toute toute première fois (mais non, rassurez vous, je ne vais pas vous la jouer à la France Gal (Gale ?)) un parcmètre ! C’est dire !

 

Matin ensoleillé, rien de tel pour refaire une balade dans la vieille ville, histoire de voir à quoi ça ressemble de jour. Coup de bol, c’était le jour du marché. Nous avons donc pu profiter du centre historique piéton pour acheter nos nouvelles lunettes de soleil (ça la fait très pépète là, hein ?) et quelques cartes postales (Etais-je au moins lisible ?). Puis la faim se faisant de plus en plus présente, nous nous sommes arrêtées dans un point chaud pour dévorer de gros pains au chocolat et à la crème. Evidemment, comme dans tout lieu public où nous allons, les employés ont commencé à nous raconter leur vie et à nous prendre à partie dans leur petit quotidien.

 


Une fois au supermarché, une mamie m’a raconté l’histoire de sa famille sur au moins 4 générations. Vous connaissez le livre « Beignets de tomates vertes » de Fannie Flagg ? (Ils en ont fait un chouette film, pour ceux qui n’ont pas le courage de lire) Bah c’était un peu ça mais au lieu d’être dans une maison de retraite, c’était à la caisse « sans sachets plastiques » du carrouf’ d’Euralille…

 

Donc pour les Dijonnais, tentez le maxi pain à la banane. Il parait qu’il n’est pas trop sucré car fait à la compote et qu’il est quand même plus original que celui à la fraise. Oh et puis la vendeuse, la blonde au nez de souris, bah l’autre jour elle a été mitraillée par des japonais photographes… Sisisi, puisque qu’elle me l’a dit…

 


Les cartes envoyées, l’estomac plein, les lunettes sur le nez (la Hyène mère ressemble à Polnareff mais chuuut, je ne vous ai rien dit) et les couettes aux aguets (salut Sam !) nous avons repris la route, direction Lyon. Enfin non… Direction la première aire d’autoroute car grosse envie pipi… Halala la terrible épopée de deux pisseuses…

Lundi 17 avril 2006

Piney est une ville vraiment jolie. Comme beaucoup de communes au sud de la Champagne d’ailleurs… On ne peut pas dire que le paysage soit grandiose, bien au contraire. C’est plat, vide, ennuyeux, mais comme dans beaucoup de régions viticoles (toutes ?) les maisons et autres bâtiments sont assez majestueux et de bon goût. De plus il reste énormément de vieilles constructions…








 

Notre voisine Sylvie nous avait invitées pour le déjeuner chez sa mère à Molins sur aube, où elle passait quelques jours de vacances. Pour une citadine comme moi, en quête de nature histoire de savoir à quoi ça ressemble, alors là je peux vous assurer que j’ai été servie ! Tout comme pour ce désir de me sociabiliser. On ne m’avait pas dit à moi, que toute la famille de notre voisine serait là… Le frère, la sœur, leurs conjoints et enfants… Ca en fait du monde pour une petite chose fille unique comme moi. Mais vous savez quoi ? Je n’ai même pas eu peur de toute cette fratrie. Même que je m’y suis plue.


Quant au déjeuner alors là… Oui, je vous avais prévenu, ces vacances ont été rythmées par la bouffe… C’est abominable. Et puis là, j’ai bien cru que j’allais exploser après une entrée, un plat et 3 desserts. Imaginez ce que ça aurait donné si j’avais pris du fromage ! Vous connaissez le film « le sens de la vie » des Monty Python ? Le gros gars au restaurant qui mange, qui mange, jusqu’au chocolat avec le café… Le chocolat de trop… Bah j’ai évité ça de peu avec la nougatine.

Pour la digestion, balade dans la campagne environnante et visite du village (pas long, 5 maisons, une église et une mairie) Bon je ne passerais pas ma vie là bas hein, mais pour une fête des cloches en « famille », la campagne champenoise, c’est l’idéal.






 

Le soir, nous sommes parties pour Dijon. L’hôtel était franchement passable, pour ne pas dire minable mais la ville de nuit… WOUAH ! Diane avait raison, la cité des ducs de Bourgogne est vraiment hallucinante ! Merci beaucoup de m’avoir proposé cette escale.





Dimanche 16 avril 2006

Les godiches vacances ont donc commencées avec un jour de retard, dimanche après-midi.

 

Après un petit crochet par Compiègne pour déposer des affaires que des amis avaient oubliées à l’appartement, nous sommes parties, la Hyène mère et moi, près de Soissons où nous avons passé l’après midi avec mon amie Céline et sa famille. Quelques heures vraiment agréables à papoter, à rire (beaucoup) en romançant la situation du mini garçon d’étage de la cheminée dans l’ascenseur pour oiseaux maladroits (ne cherchez pas, vous ne comprendrez pas…) ou encore à bidouiller anti-virus et autres GPS (mais non, nous sommes pas droguées…)… Tout ça, évidemment, devant un énorme et délicieux gâteau aux pommes fait pas la maman de Céline.

Là tout de suite, on s’est dit : « Bon… on a dit qu’on allait être raisonnable côté bouffe… Bah on le sera à partir de lundi. » Chose qu’on ne savait pas, c’est que TOUT LE MONDE s’était donné le mot de nous rendre obèse ! Bref…

L’estomac rempli et les GPS rangés, nous sommes allées faire un tour dans Soissons, ancienne capitale de France et véritable capitale de l’architecture Art Déco, accompagnées donc de bons guides. C’est vachement agréable de visiter une ville avec des gens qui la connaissent vraiment et qui savent nous emmener dans les chouettes coins (encore merci). C’est tout de suite bien plus sympa que de viser les rues commerçantes… Et puis clou du spectacle, signe annonciateur de vacances hautes en couleurs, nous sommes tombés sur un match de Horse ball ! Vivivi… Un match de Horse ball dans Soissons ! Avec les vrais chevaux et tout et tout… Autant vous dire que ce fut une sacrée surprise et que le spectacle valait vraiment le coup.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce sport, visualisez donc le Quiddich, sport fétiche de Harry Potter (ça, à mon avis, presque tout le monde connaît.) Ca y est ? Vous y êtes ? Le ballon bizarre, le cercle qui fait office de but, les mêlées violentes aux montures parfois capricieuses et instables ? Bah remplacez les balais volants par des chevaux aux sabots bien ancrés au sol (enfin pas toujours en fait…) et vous avez du Horse ball.

 

A l’heure du départ, les cloches sont passées (et oui, dimanche de pâques, la fête des cloches… ma fête…) et j’ai eu un gros œuf Kinder, le plus grand format, avec maxi jouet dedans ! Un jeu de culbutos, pingouins contre morses, qu’il faut lancer vers un bout de banquise muni d’un drapeau. Je me suis bien niquée les doigts avec ça mais c’est plus fort que moi, ça m’éclate (Oui Fabrice, presque autant que le son de ton téléphone portable quand tu prends une photo… Il m’en faut peu) à tous les sens du terme, donc… Tout le monde a bien déliré en me regardant jouer à ça dans l’hôtel.

Par contre, je me suis bien moins marré le soir, au McDo de Sézanne quand des petits branleurs ont lancé une boule puante pendant que je mangeais mon McFlury au Daim ! Sachez que j’en ai déjà tué pour bien moins que ça…

 

Été 2005, le gars qui crachait devant moi alors que je testais les fajitas du nouveau restaurant mexicain dans les rues piétonnes pourrait, s’il était encore en mesure de parler, en témoigner…

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